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Comment j’ai commencé à investir en Bourse

La question qu’on me pose le plus sur Instagram est: comment investir en Bourse? 

Les gens pensent qu’il faut absolument connaitre les tenants et les aboutissants de la Bourse, savoir les cours de quelle entreprise vont exploser dans les prochaines années, etc. En réalité non. On n’est pas obligé de tout connaitre pour investir en Bourse. 

Dans cet article ici, j’évoquais quelques aspects qu’il est bon d’avoir à l’esprit lorsqu’on décide d’investir en Bourse. Aujourd’hui, je vais raconter mon expérience comment j’en suis arrivée à investir à la Bourse. J’espère que cela éclairera plus de personnes et les rassurera qu’il ne faut absolument pas être un crack pour investir en Bourse.

Commencer tôt à faire travailler son argent 

Certains pensent qu’ils sont trop jeunes ou trop vieux pour commencer à faire travailler leur argent. La vérité est que le meilleur moment pour commencer c’était hier et le deuxième meilleur moment c’est aujourd’hui. 

J’en ai déjà parlé dans plusieurs articles, faire travailler son argent est parfois plus important que l’épargne en elle-même car les intérêts qu’on gagne sont capables de faire doubler son capital en moins de temps que si on devait épargner. 

Lorsque j’ai décidé de m’occuper de mes finances, la prochaine étape après avoir établi mon budget était de trouver un moyen de faire fructifier mes maigres économies. Naturellement, j’ai commencé à regarder dans ce que je connaissais: les comptes d’épargne à intérêts élevés, l’immobilier, les « side hustles ». 

Mais aucun de ces moyens ne me convenait. Les comptes d’épargne à intérêts élevés rémunéraient à peine au dessus de l’inflation. En plus, étudiante internationale à l’époque, les institutions qui offraient ces taux étaient soit non accessibles aux résidents temporaires soit non opérationnelles au Québec. Je n’avais pas assez de moyens financiers pour me lancer dans l’immobilier. Pour ce qui est des « side hustles », j’en faisais déjà pour vivre, je ne pouvais pas en faire davantage sans compromettre mes études. 

J’ai pensé à la Bourse et j’en ai parlé à un ami qui vivait ici depuis plus longtemps que moi. Il m’a conseillée de me tenir très loin de la Bourse si je ne voulais pas faire l’objet d’une histoire d’horreur comme celle qu’on a entendu en 2008.

J’ai suivi son conseil pendant quelques mois. Mais je m’énervais à chaque fois que ma banque me versait les intérêts sur mon épargne car je ne supportais pas de voir ces 0,01$ d’intérêt. Je suis allée à ma banque et j’ai demandé à rencontrer une conseillère. J’ai dit à la conseillère que je voulais investir en Bourse. Elle m’a fait une évaluation pour déterminer mon niveau de tolérance au risque et on a choisi une allocation de portefeuille cohérente avec mon profil.

À ce niveau, j’avais déjà de l’argent en Bourse et j’étais un peu plus satisfaite des résultats qui différaient complètement des 0,1% du compte d’épargne à intérêts élevés. 

Comme je n’avais pas beaucoup de connaissances sur la Bourse, la conseillère m’avait alloué un portefeuille modérément risqué. Mais moi je voulais le portefeuille le plus risqué qui pouvait également rapporté plus. Je continuai donc mon éducation financière pour en savoir davantage et pouvoir changer mon portefeuille lors de ma prochaine rencontre avec la conseillère. C’est ainsi que je suis tombée sur le réseau social Reddit. 

Je me suis abonnée à plein de sub-Reddit sur les finances personnelles. Au début, je ne comprenais rien à ce qui se disait sur les portefeuilles, les allocations, les choix de titres, etc. Mais j’y ai découvert qu’il existe des entreprises qui proposent d’investir notre argent à des coût moins élevés que la banque. J’ai regardé les informations de mon compte d’investissement pour me rendre compte que la banque me facturait plus de 2% en frais de gestion. Donc si mes investissements rapportaient 10% par an, seuls 8% me revenaient car la banque s’arrogeait un bon 2%. À long terme cela me semblait être beaucoup d’argent.

Les robot-conseillers à la rescousse 

L’une des choses les plus effrayantes lorsqu’il s’agit d’investir est le choix des stocks et obligations à détenir dans son portefeuille. Heureusement grâce aux robot-conseillers, on n’est pas obligé de rester hors du marché si on ne sait pas dans quels titres investir. 

Les robot-conseillers (ce nom n’est pas tout à fait approprié parce que ce ne sont pas des robots qui constituent votre portefeuille mais bien des humains), les robot-conseillers donc évaluent votre horizon de placement et votre tolérance au risque (exactement comme ce que j’avais fait avec une conseillère à ma banque). En fonction de vos réponses, ils vous attribuent une allocation d’actions et d’obligations.

Vous n’avez donc pas besoin de vous casser la tête à choisir des stocks. Vous pouvez simplement transférer votre argent dans un robot-conseiller et celui-ci s’occupera d’investir pour vous dans un portefeuille diversifié et à moindre coût par rapport aux banques. Je sais que Wealthsimple charge 0,5% pour des portefeuilles de valeur inférieure à moins de 100 mille dollars et 0,4% à partir de 100 mille dollars. On est bien loin des 2% de la banque.

Ici encore, bien que je ne comprenais toujours pas en quoi consiste l’investissement en Bourse, j’y étais déjà impliquée et j’en tirais bénéfice. 

L’investissement autonome

Je n’ai pas acheté mes premiers fonds négociés en Bourse (FNB) avant mars 2020. 

Donc, cela fait moins d’un an que j’ai commencé à investir de façon autonome. J’avais reçu mon remboursement d’impôt et alors que la COVID-19 bouleversait le monde, j’ai décidé de téléchargé l’application Wealthsimple Trade et d’y transférer la totalité de mon remboursement d’impôt. 

Quelques jours plus tard, j’achetais des parts d’un FNB dont la répartition d’actifs est 80% d’actions et 20% d’obligations à 16 dollars et quelques. Si j’avais su que ce serait le plus bas prix de l’année, j’y aurais certainement mis plus d’argent. 

Le célèbre blog Canadian Couch Potato qui, depuis de nombreuses années, conseille les investisseurs privés sur des des modèles de portefeuille a inclus depuis 2018 les fonds négociés en bourse ayant une certaine répartition d’actifs. 

Ces FNB ont différentes allocations d’actifs selon la tolérance au risque de l’investisseur. On a du 50% d’actions et 50% d’obligations, 40-60, 60-40, 80-20, 100-0. Il y en a pour tous les profils d’investisseur.

Aujourd’hui, mon portefeuille est constitué à 80% de FNB et 20% de quelques actions individuelles dites aristocrates de dividendes. J’aime ces actions pour le plaisir de recevoir des dividendes mais ma stratégies reste d’investir dans le même FNB 80-20 jusqu’à ce que je sois prête à retirer cet argent. À ce moment je commencerai à changer mon allocation pour un 60-40 ou 50-50.

Ma stratégie est de m’en tenir aux FNB parce que comme je le disais ici, les FNB sont des portefeuilles d’actions de plusieurs entreprises de plusieurs industries. Acheter l’un d’eux c’est respecter l’une des lois cardinales de l’investissement qui est la diversification. Un fois de plus, on n’a pas besoin de se prendre la tête avec le choix des stocks car un FNB comprend toutes les actions qu’il vaut la peine d’avoir dans son portefeuille pour un meilleur rendement. Ceci sans avoir besoin de dépenser une fortune pour acheter chaque stock individuellement.

Vous imaginez combien vous dépenseriez si vous deviez acheter individuellement les stocks de Facebook, Amazon, Apple, Microsoft, Tesla notamment. Un FNB comporte toutes ces actions et à moindre coût.

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